Derniers sujets
» Domaine d'Eugénie
Aujourd'hui à 10:08 par Ludwig Desjardins

» Courrier Vinicole Espagne en vedette
Hier à 14:33 par Frédéric Bricaud

» Semaine du 23 juillet 2017
Hier à 12:50 par Alexandre Trudel

» Semaine du 16 juillet 2017
Hier à 10:06 par PhilippeGingras

» Chassagne - Puligny - Meursault
Lun 24 Juil 2017 - 21:21 par Pierre Beauregard

» Verticale du Silex du domaine Dagueneau
Lun 24 Juil 2017 - 7:29 par Yannick Nantel

» Le trésor de la SAQ
Dim 23 Juil 2017 - 16:35 par David Bedard

» Vente de Domaine
Dim 23 Juil 2017 - 8:17 par Stéphanie Chénier

» Dîner Quartier Général vendredi 21 juillet à midi
Sam 22 Juil 2017 - 12:53 par Michel Therrien

» Guigal achète enfin un domaine à Châteauneuf du Pape
Sam 22 Juil 2017 - 9:37 par Ludwig Desjardins

» Les albums de 2017
Ven 21 Juil 2017 - 13:13 par Jonathan Ménard

» Le 14 juillet, que buvez-vous ce soir?
Jeu 20 Juil 2017 - 22:32 par Michel Therrien

» Wimbledon 2017
Jeu 20 Juil 2017 - 20:01 par Michel Therrien

» Bourgogne 2017: échos et potins...
Mer 19 Juil 2017 - 16:04 par Frederik Boivin

» Belle surprise de chez Iegor...
Mar 18 Juil 2017 - 22:06 par Jonathan Ménard

Juillet 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Calendrier Calendrier


Visite au Domaine de la Pousse d'Or à Volnay

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Visite au Domaine de la Pousse d'Or à Volnay

Message par Alex Savoie le Jeu 29 Mar 2012 - 7:53




Magnifique propriété rachetée en 1997 par Patrick Landanger suite au décès de Gérard Potel qui était copropriétaire du Domaine avec un groupe australien. À son arrivée, M. Landanger fait des investissements importants pour rénover le chai et ajouter une annexe au caveau datant du 16ème siècle permettant ainsi à chaque étape de la vinification de se faire par gravité. De l’arrivée des raisins et du tri à la fermentation puis à l’élevage, le chai sur 5 étages permet de transvider par gravité, évitant ainsi tout pompage du vin en devenir. L’idée de manipuler le raisin puis le vin de la façon la plus délicate possible est bien instaurée au domaine et mise en œuvre avec des installations comme celle-ci.

La viticulture est faite dans le même esprit de respect du produit, ici on est en culture bio mais sans en revendiquer le label. Labourage pour garder la terre vivante et pas de produits chimiques, tout cela pour préserver le terroir et obtenir une pureté de fruit évidente à la dégustation. Vendange à la main, transport dans de petites caisses pour ne pas écraser les raisins, on est vraiment dans la philosophie bourguignonne.
Deux éléments sont propres au domaine, la volonté d’avoir des raisins les plus mûrs possibles et une table de tri optique. La maturité du raisin est bien entendue recherchée par tous et chacun mais au Domaine de la Pousse d’Or c’est une réelle préoccupation qui a pour effet en millésime plus frais de donner des vins qui sont tout de même gourmands.



Pour la vinification, on fait un tri grossier à la main puis l’égrappage total et ensuite chaque raisin passe à la machine de tri optique. Celle-ci élimine tout raisin qui ne serait pas au niveau de maturité voulu, en conséquence, pas de vins rustiques, mais plutôt des vins charmeurs, suaves et facile d’approche même en jeunesse, un peu plus modernes (sans tomber dans un style Nouveau Monde) que la moyenne des vins bourguignons. Pas de pompage durant la fermentation, des légers pigeages pour garder le moût en contact avec le jus de raisin. La fermentation malolactique s’effectue tard, au printemps, on évite qu’elle ne démarre avant l’arrivée de l’hiver. Puis l’élevage avec 1/3 de barriques neuves, 1/3 de fûts de 1 vin et 1/3 de 2 vins dure 12 mois, ainsi à mon passage les 2010 étaient assemblés dans les cuves en inox au repos avant l’embouteillage.

Sur la photo ci-bas on peut voir une invention de M. Landanger, un outil permettant de faire le ouillage automatiquement. Ainsi quand le fût boit de son vin, il se remplit automatiquement du vin contenu dans le verre, l’idée étant qu’on veut que la barrique soit tout le temps remplie au maximum pour éviter l’oxydation du vin. De plus lors de la fermentation, du CO2 est relâché et peut s’échapper par ce bouchon alors que normalement les bouchons ont tendance à sauter, un peu comme quand on ouvre une bouteille de champagne.



Dégustation des 2010 :

En 2010 le volume de vin est 40% moins élevé qu’en 2009, les vins sont d’une belle teinte rubis translucide, la couleur n’est pas très profonde, certainement dû au pigeage léger et au fait qu’on ne fait pas de pompage. Les vins étaient tous fruités, doux, suaves avec des tannins très fins pas du tout agressif, tel que mentionné et la preuve est dans la dégustation, on travaille ici sur la finesse et sur le fruit. Cet esprit général s’applique à chacun des vins, ainsi les notes de dégustation sont surtout pour comparer les vins entre eux.

- Santenay 1er cru Clos des Tavanes : Notes de poivre et de griotte au nez et en bouche, des tanins très fins et une texture de velours, le fruit ressort particulièrement.
- Volnay 1er cru en Cailleret : notes de fumé s’ajoutent, le vin est plus corsé et plus long.
- Volnay 1er cru 60 Ouvrées : la framboise se mélange à la cerise, le fruit est plus net, le vin a plus de focus, plus précis dans sa définition des saveurs.
- Volnay 1er cru Clos D’Audignac : fruité moins apparent, petit côté vert qui plaira certainement aux amateurs de vins moins mûrs.
- Volnay 1er cru Bousse D’Or : une touche de vanille est apparente ainsi que le noyau de cerise, devrait s’intégrer par le temps de la mise en bouteille.
- Pommard 1er cru Jarollière : léger chocolaté au nez, un vin plus sec, les tannins légèrement plus fermes et une belle profondeur des saveurs.
- Corton Grand cru Bressandes : la fermentation malolactique s’est terminée plus tard sur cette cuvée donc on a un léger phénomène de réduction (tout pousse à croire que ceci s’effacera avant la mise en bouteille), le vin picote un peu en bouche et les arômes et saveurs sont moins distinguées, on a néanmoins de légères notes animales fort plaisantes.
- Corton Grand Cru Clos du Roi : Fumé, poivré, plus profond et corsé avec des tanins plus présents. Vin un peu plus rustique comme le sont les Corton.
- Chambolle Musigny village : c’est doux, de la soie en bouche, se révellera surement plus expressif après 1-2 ans en bouteille.
- Chambolle Musigny 1er cru Groseilles : légère réduction ici aussi, difficile à évaluer.
- Chambolle Musigny 1er cru Feusselottes : vin un peu plus corsé
- Chambolle Musigny 1er cru les Amoureuses : soyeux en bouche encore une fois mais la finale apporte une autre dimension au vin avec un fruité qui prend de l’ampleur et qui persiste.
- Charmes Chambertin Grand cru : vin bien intégré et rond qui nous tapisse le palais.
- Clos de la Roche Grand Cru : harmonie entre la framboise et la cerise en bouche, c’est bien équilibré et très long.
- Bonnes Mares Grand Cru : le vin le plus fin, tout en subtilité, très belle intégration des saveurs.



Des vins excellents au style mûr qui plairont certainement aux amateurs de côte de Beaune et aux néophytes de la Bourgogne, préférence pour le Clos des 60 Ouvrées et le Clos du Roi pour ma part. Les notes des Chambolle sont écourtées, désolé j’ai toujours trouvé difficile d’évaluer ces vins, les plus fins et subtils de la Côte de Nuits, en jeunesse.
avatar
Alex Savoie

Messages : 76
Date d'inscription : 13/03/2012
Age : 37
Localisation : Paris/Montréal

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum